16 Février 2016

Sentinel-3

Satellites « couteaux suisses », les Sentinel-3 réaliseront des mesures d'une grande diversité sur les océans et continents : températures de surface, hauteur des mers et grands lacs, épaisseurs des banquises et glaciers, ''couleur'' des océans… Décollage imminent !

D'une masse de 1 250 kg, le satellite Sentinel-3A s'est envolé en février 2016 du cosmodrome russe de Plessetsk à bord d'une fusée Rockot. Son jumeau, Sentinel-3B, le rejoindra en 2017 sur la même orbite à 814 km d'altitude.

Équipés d'un radar altimètre, les Sentinel-3 mesureront la hauteur des océans, des grands lacs et rivières, l'épaisseur des banquises et glaciers. Dotés d'un radiomètre, ils fourniront, quotidiennement à eux deux, les températures à la surface de notre planète avec une résolution d'1 km au sol. Leur spectromètre ciblant 21 bandes spectrales renseignera sur la ''couleur'' des océans, indicatrice de la concentration en phytoplancton des eaux survolées. Toutes ces données seront mises gratuitement à disposition des utilisateurs (scientifiques, entreprises…) sur la plateforme Internet PEPS du CNES. Elles assureront l'essor d'une océanographie opérationnelle.

Héritier de la mission Envisat, Sentinel-3 fait partie du programme d’observation et de surveillance de la Terre, Copernicus, conduit par la Commission européenne. L'Agence spatiale européenne (ESA) est responsable du développement des 2 satellites, de leurs instruments et du segment sol. Les engins spatiaux ont été conçus et fabriqués par un consortium de 100 entreprises sous la direction de Thales Alenia Space. Suite à un accord de coopération avec l'ESA, le CNES a fourni la nouvelle version de l'instrument DORIS, essentiel pour déduire la hauteur des océans des données du radar altimètre. Outre DORIS, le CNES apporte son expertise sur une grande partie de la mission Sentinel-3.